Interview : Elisabeth Sabaditsch-Wolff, inculpée pour avoir critiqué l’islam


Elisabeth Sabaditsch-Wolff comparaîtra le 23 novembre devant un tribunal kafkaien pour commis un acte qui, dans la constitution américaine, est légal : elle a critiqué une religion. C’est l’un des buts explicites du Premier amendement, qui protège la liberté d’expression en Amérique.



Elisabeth Sabaditsch-Wolff a été piégée en Autriche par NEWS, un luxueux hebdomadaire qui a envoyé un journaliste à plusieurs de ses conférences sur l’islam, la Sunna et la charia, et les a enregistrées à son insu.
Les avocats de cet hebdomadaire de gauche ont ensuite remis les transcriptions au Parquet de Vienne à titre de preuve de discours de haine contre l’une des religions officiellement reconnues par  les lois autrichiennes – l’islam. Le 15 septembre, elle a été inculpée par l’État autrichien et citée à comparaître le 23 novembre devant un tribunal d’un seul juge. Le fardeau de la preuve dans cette procédure repose entièrement sur la manière dont elle sera présentée par Sabaditsch-Wolff et son avocat compétent.
Sabaditsch-Wolff n’est pas une femme au foyer viennoise ordinaire. Elle est la fille d’un diplomate autrichien ayant séjourné dans plusieurs pays musulmans, y compris l’Iran, le Koweït et la Libye. À l’âge de six ans, elle a fait l’expérience immédiate des horreurs de la Révolution islamique à Téhéran lorsque l’ayatollah Khomeiny a déposé le régime du Shah. Elle était au Koweït quand Saddam Hussein a envahi ce pays en 1990 et elle a été évacuée. Elle est retournée au Koweït à la fin des années 90 et a compris ce que signifient la charia et la doctrine islamique dans un pays musulman. Elle était en Libye le 11 Septembre et a été témoin de l’antisémitisme islamique. Elle a aussi séjourné à Chicago dans le cadre d’une affectation consulaire de sa famille diplomatique itinérante. Elle a appris, à l’adolescence, les principes de notre constitution américaine et le précieux droit à la liberté d’expression prévu au Premier amendement.
Sa motivation à agir comme «héroïne locale» en Autriche est autant la protection de l’avenir de sa fille de six ans que la nécessité de faire comprendre à ses compatriotes la menace que représentent la doctrine islamique et la charia.

Lire la suite sur Bivouac-idLa vidéo de l’interview est publiée ici.

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