Le maire d’Aghribs répond aux allégations du MAK

“Le simple citoyen sait pertinemment que le RCD se porte bien, qu’il est écouté avec respect parce qu’il dit des vérités, assume ses responsabilités, mène des combats sur tous les fronts, et tous les jours, partout en Algérie.”

La réplique qui s’adresse au Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) émane du P/APC (RCD) d’Aghribs, Rabah Irmèche. Critiqué violemment par le mouvement de Ferhat Mehenni, le président de l’APC d’Aghribs ne pouvait pas ne pas répondre aux “graves” propos du MAK. D’où le coup de sang d’un P/APC connu pourtant pour son calme et sa pondération. L’élu du parti de Saïd Sadi rappelle d’abord le contexte de cette polémique. Lors de la grandiose marche du 22 novembre, organisée à Fréha, suite à l’appel de la cellule de crise, constituée le lendemain du kidnapping d’Omar Slimana et du décès de son cousin Hidouche, des milliers de personnes ont manifesté pour se solidariser avec la famille Slimana et dire “Non aux kidnappings”, “Halte à l’impunité”, “Où est l’État ?”, “Restons unis et solidaires”,… “Ces slogans sont l’apanage de la cellule de crise, née à Imekhlaf, village natal de la victime, au lendemain du drame”, affirme le P/APC d’Aghribs qui dit faire partie de ce comité.

Se disant rassembleur dans les faits et les actes, M. Irmèche se désole que le MAK se soit approprié l’action de la rue de Fréha. “Le MAK se réjouit de cette victoire arrachée par la mobilisation populaire à laquelle il avait appelé avec l’Anavad, le gouvernement provisoire de Kabylie”, avait écrit, en effet, le mouvement autonomiste dans un communiqué rendu public au lendemain de la marche de Fréha. “Quand et d’où avez-vous appelé à la marche ?”, interroge l’édile communal, qui rappelle que la paternité de l’action appartient à la seule cellule de crise dans laquelle il siège. Toujours aussi acerbe, le P/APC d’Aghribs ne veut pas laisser passer sous silence “l’incident” de Fréha. “N’eût été notre intervention en votre faveur, des citoyens anonymes et non des militants RCD – comme vous l’insinuez — auraient pu vous lyncher parce qu’ils ont vu, dans vos propos haineux, récupération et opportunisme”, martèlera-t-il à l’adresse des militants du MAK, qui auraient reproché aux élus du peuple d’avoir pris la parole lors de la marche de Fréha. “Les citoyens ne nous ont pas élus pour nous taire ou les abandonner à leur sort”, réplique sèchement Rabah Irmèche. Et d’ajouter : “Nous sommes des enfants de la Kabylie. Les maires de Fréha et d’Aghribs sont d’obédience RCD, celui de Timizart est du FFS. À nous trois, nous représentons Aït Jennad.” En revanche, si le MAK veut une tribune d’expression, le P/APC d’Aghribs n’y voit aucun inconvénient. “Grand bien vous fasse ! Vous avez 365 jours pour le faire partout où vous voulez en Kabylie. Je peux vous assurer que j’y serai pour vous écouter et comprendre un peu plus votre projet de société autonomiste”, promet-il, refusant au passage de se tromper de cible. “Pour le RCD, pour nous tous, notre ennemi, c’est le sous-développement, c’est la corruption, c’est le terrorisme, c’est la confiscation de notre histoire et de notre identité. Pour le RCD, pour nous tous, notre ennemi, ce n’est pas le peuple algérien, encore moins les partis politiques,
y compris le MAK”, conclut le P/APC du RCD, espérant par sa sortie avoir remis les pendules à l’heure. 

Par : YAHIA ARKAT

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