Le FFS estime que la levée de l’état d’urgence est « une arnaque »


Selon Une declaration faite Lors de l’ouverture de la session de janvier de l’École de formation politique « Ali Mecili ».Karim Tabbou, premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS) La levée de l’état d’urgence dans un « très proche avenir », ainsi qu’annoncé jeudi 03 février par Bouteflika, est « une vente concomitante » et une « arnaque ».

La promesse d’une future levée de l'état d'urgence suscite doutes et sarcasmes chez le plus vieux parti d’opposition en Algérie. « La décision envisagée de « levée de l’état d’urgence dans un proche avenir » peut être perçue comme un signal positif, mais le projet d’élaboration d’une nouvelle loi intitulée « loi de lutte antiterroriste » engendre l’inquiétude et le soupçon », souligne Karim Tabbou.


En vigueur depuis 1992, l’état d’urgence est perçu comme un mécanisme de restrictions des libertés collectives et individuelles, de l’avis des plusieurs partis politiques et d’ONG locales. « Depuis 18 ans, le pays vit sous état d’urgence. Cela signifie que depuis 18 ans, le pays vit sans Constitution et sans institutions légitimes ou légales. Cela signifie aussi que le problème de la légalité et de la légitimité reste entier », ajoute Tabbou.

« A l’heure du terrorisme résiduel, à l’heure où le pouvoir proclame le succès de sa charte pour « la paix et la réconciliation », on ne peut que s’interroger sur les motifs qui poussent le chef de l’Etat à substituer une loi d’exception en lieu et place de l’état d’urgence », s’inquiète Karim Tabbou

Selon lui, la manœuvre de Bouteflika est une « arnaque » et une « tentative de manipulation ». « Le chef de l’Etat escompte un bénéfice politique à bon compte. Tout en maintenant en place le dispositif d’exception, il fait avaliser toutes les mesures antérieures quelles soient politiques ou sécuritaires et se fabrique une image d’homme d’ouverture auprès de l’opinion internationale », explique-t-il encore, en estimant, qu’« aujourd’hui, il n'y a plus de place pour la ruse et la manipulation; l’intérêt national, le patriotisme, commandent d’aller sans détour, sans tergiversation, vers la démocratie et l’Etat de droit. »

Auparavant, Karim Tabbou a fait un parallèle entre le régime algérien et égyptien. « Comment ne pas être frappé par certaines similitudes troublantes. Il y a quelques mois, Hosni Moubarek faisait des propositions similaires au peuple égyptien, levée de l’état d’urgence contre l’instauration d’une loi antiterroriste, la réponse du peuple égyptien est bien connue », dira le premier secrétaire du FFS et de s’interroger : « les Algériennes et les Algériens accepteront-ils ce que les Egyptiennes et les Egyptiens refusent ?».

Le FFS conclut, que « le peuple algérien aspire à un changement radical et pacifique. Le peuple algérien veut la démocratie pour bientôt, pour demain. »

Par DNA

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Pour en finir avec la colonisation de la langue arabe

Les juifs de Libye pourront-ils un jour rentrer chez eux?

Nord-Mali : Alger négocie secrètement avec les islamistes d’Ansar Dine