Au Japon, le risque nucléaire est «extrêmement élevé»

EN DIRECT - Une nouvelle explosion et un incendie ont touché la centrale de Fukushima 1 dans la nuit. Le chef de la diplomatie française Alain Juppé se dit «inquiet».




• Une troisième explosion à Fukushima 1

La crise nucléaire s'est aggravée mardi après une nouvelle explosion et un incendie à la centrale de Fukushima 1. Endommagée lors du puissant tremblement de terre suivi par un tsunami vendredi, la centrale, située à 240 km au nord de Tokyo, connaît une série d'explosions quasi quotidiennes, dont deux ont atteint mardi ses réacteurs n°2 et n°4.
Peu après 6 heures (minuit à Paris), une «grosse explosion» s'est produite dans le bâtiment qui abrite le réacteur 2, a annoncé Tokyo Electric Power (Tepco), qui gère la centrale. Contrairement aux deux précédentes explosions sur les réacteurs 1 et 3, celle du réacteur 2 n'a pas été visible de l'extérieur et n'a pas endommagé le bâtiment externe.
Une autre explosion d'hydrogène a ensuite déclenché un incendie dans le réacteur 4, qui était à l'arrêt pour maintenance lorsque le séisme s'est produit. Un bassin de stockage de combustible nucléaire usagé a été touché par les flammes, selon l'Agence internationale de l'énergie atomique. Deux brèches de huit mètres de large sont en outre apparues dans l'enceinte extérieure du bâtiment, a annoncé l'Agence de sûreté nucléaire japonaise.
Ces explosions sont la conséquence des opérations d'urgence lancées après la panne des systèmes de refroidissement des réacteurs provoquée par le tsunami. Depuis, la centrale, construite dans les années 1970, a été totalement mise à l'arrêt et Tepco injecte de l'eau de mer pour refroidir les réacteurs, un processus qui entraîne des rejets radioactifs.
En conséquence, «le niveau de radioactivité a considérablement augmenté» sur le site de la centrale, a reconnu mardi le premier ministre japonais, Naoto Kan. (Voir la vidéo CNN de son intervention ci-dessous) Il a appelé les personnes habitant dans un rayon de 30 kilomètres à rester calfeutrées «à la maison ou au bureau». Cette mesure s'ajoute à l'évacuation, ordonnée samedi, des plus de 200.000 personnes résidant à proximité de cette centrale située au bord de la mer.





Des niveaux entre 30 et 400 millisieverts par heure ont été relevés autour des réacteurs, ont précisé Naoto Kan et l'AIEA. À partir d'une dose de 100 millisieverts reçue par le corps humain, les observations médicales font état d'une augmentation du nombre des cancers.
Le ministère japonais des Transports a instauré mardi une zone d'exclusion aérienne dans un rayon de 30 km au-dessus de la centrale.


Cliquez ici pour suivre les événements sur la chaîne japonaise NHK (en anglais).



Source: Le Figaro



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