Le diplomate suisse, Jean Ziegler, insulte Imazighens "Berberes"



GENEVE (Tamurt) – Le Suisse, représentant onusien, en voyage télécommandé en Algérie, a fait étalage d’une vision étriquée, clientéliste et  enrobée dans un paternalisme en filigrane. La première à faire les frais de cet amour intéressé  et se sentir mal à l’aise n’est autre que l’ambassadrice suisse à Alger, madame Muriel Berset.

Ce natif des provinces suisses, s’est érigé en donneur de leçons pour les uns et approbateur moralisant  pour les autres. Dans un entremêlement de pinceau légendaire, il reconnaît la multiplicité des peuples en Algérie. Et sans sourciller, il témoigne du respect que voue le pouvoir algérien aux droits de ces peuples. C’est ainsi qu’on apprend que les Touaregs peuvent adopter une tenue vestimentaire de leur choix et que les Kabyles peuvent  parler leur langue, sans être inquiétés. Le grand sociologue, défenseur des droits de l’homme vient d’inventer le droit des peuples à la folklorisation. Selon lui, la mort d’un détenu Mozabite en prison n’est qu’un détail. La  condamnation arbitraire, raciste, illégale des détenus d’opinion dont le docteur Kamel Eddine Fekhar à Ghardîa un dommage collatéral du conflit algéro-marocain.


Mais qui est-il ce monsieur Jean Ziegler qui vient soutenir la surdétermination du régime algérien et dénier aux autres peuples le droit  à autodétermination.  N’est-il pas mal placé pour ce genre de missive. Lui qui est issu d’un pays confédéré avec quatre langues nationales et qui interdit les minarets pour préserver son héritage chrétien. Trouve-t-il les Suisses dans leur altérité, aussi idiot pour décider de mettre un frein à l’invasion islamiste par une démonstration populaire référendaire.

Le deux poids-deux mesures se retrouve a tous les niveaux de ses déclarations. Ce qui fait le bonheur des Suisses et ce vivre ensemble pratiqué depuis des siècles n’est décidément pas à la portée des peuples « primitifs » du sud de la Méditerranée.

Mais ce qui est affligeant, c’est cette indignation sélective. Dans une déclaration à l’APS datant de dimanche 09/11,  sir Ziegler qualifie de crime contre l’humanité, rien que ça, les agissements du Maroc sur ses territoires du Sahara. Quant à la question du journaliste d’El Watan le lendemain sur les 126 tués du printemps noir, le champion de l’alter-mondialisme  oppose un déni glaçant. Comment prétendre défendre les humains et leurs droits et faire l’impasse sur 126 victimes, lâchement assassinées par le régime algérien. L’indécence dans toute sa splendeur.

En se présentant comme l’ancien professeur du grabataire d’El Mouradia à l’université de Genève, il installe définitivement  le doute. La question qu’il faut se poser est : « qui du dictateur ou du professeur a engendré l’autre ? Est-ce le professeur qui a formé le dictateur ou le dictateur qui a corrompu le professeur ?

Mais, siéger au conseil des droits de l’Homme de l’ONU aux côté de l’Arabie Saoudite peut laisser des traces visibles plusieurs guerres plus loin. En diplomatie les superlatifs provoquent souvent des conflits. Ainsi nous recommandons à ce grand adorateur de Bouteflika et de son régime de reprendre sa place, petite et exiguë, à  côté de son biberon à pétrodollars et de continuer à s’abreuver. Décidément, Jean Ziegler est à la diplomatie ce qu’est l’Alzheimer à la mémoire.

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