SOS disparus parle de 95 prisons secrètes en Algérie

SOS disparus parle de 95 prisons secrètes en Algérie 
 

ALGERIE -L’affaire des 20 000 disparus hantera toujours les dirigeants politiques et militaires algériens. Les proches des victimes pointent plus de doigt accusateur les services de sécurité que les groupes islamistes armés. Des centres de rétentions secrets sont même cités par des membres du SOS disparus. 

« Si vraiment une justice existe en Algérie et se sont des civils qui dirige ce pays, ils doivent engager des enquêtes impartiales et indépendantes pour établir le sort des disparus, dire la vérité aux familles des victimes et leur rendre justice », a déclaré un membre du SOS disparus. Ce dernier affirme que pas moins de 95 centres de détention secrète, de torture et d’exécutions ont pu être répertoriés.


Les plus importants sont : le CTRI de Blida (Centre Haouch-Ch’nou), commandé de 1990 à 2003 par le colonel Mehenna Djebbar ; celui d’Oran (Centre Magenta), commandé par le colonel”Abdelwahab” puis par le commandant Hamidou ; le CTRI de Constantine (Centre Bellevue), commandé par le colonel Kamel Hamoud, puis par le colonel Karim ; le Centre principal militaire d’investigations (CPMI) de Ben-Aknoun, dirigé de 1990 à 2001 par le colonel Athmane”Bachir” Tartag.

Personne ne parle de cette affaire en Algérie. Ni la presse ni les partis politiques dits d’opposition. Même le FFS a fini par abandonner les familles des disparus, mais ces dernières ne veulent rien lâcher. Elles comptent mener leur combat jusqu’à ce que la lumière soit faite et les dirigeants militaires responsables soient jugés.
Un combat très long mais pas impossible. Notons que même des militants amazighs font partie des disparus.

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